Notre histoire

L'ARPE puise ses origines dans un passé très lointain qui remonte à plus d'un siècle.

Accueil, Réinsertion, Promotion, Éducation, ses quatre mots clés résument l’action de l’ARPE.

Accueil

Faciliter l’accueil des personnes en détresse ou en danger est une des missions premières de l’ARPE que ce soit en direction des enfants placés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) que des adultes orientés dans le cadre du Service Intégré d’Accueil et d’Orientation (SIAO).
Accueillir des publics en difficulté signifie refuser le fatalisme, l’indifférence, lutter contre l’exclusion sociale et concrétiser le devoir de solidarité de notre société envers les personnes fragilisées, en détresse ou en danger.

Réinsertion

Les personnes en danger, en état de pauvreté ou d’exclusion sociale doivent pouvoir accéder (de nouveau pour certains) à un niveau de vie et de bien être considéré comme normal pour la société dans laquelle elles vivent. L’ARPE souhaite garantir à ces personnes adultes ou mineures, une meilleure participation aux processus de prise de décision qui affectent leur vie et un meilleur accès à leurs droits fondamentaux. L’insertion ou la réinsertion sociale passe souvent par une nécessaire phase de reconstruction personnelle, par une multitude d’étapes liées les unes aux autres qui doivent être envisagées dans un processus d’accompagnement global et personnalisé des usagers.

Promotion

La promotion est une valeur fondatrice et fondamentale inscrite dans le projet associatif de l’ARPE. Il s’agit de refuser le fatalisme en permettant aux enfants comme aux adultes d’accéder à un avenir meilleur. Pour ce faire, le projet individuel de chaque usager s’appuiera sur une démarche de responsabilisation. La promotion est indissociable de la protection, de l’humanisme, du respect, de la tolérance et de la non discrimination.

Éducation

L’ARPE fonde son action envers les usagers sur l’éducation. En effet, l’éducation permet à chaque individu de développer ses capacités physiques, intellectuelles et morales pour mener sa vie personnelle en devenant un citoyen responsable, capable de réfléchir et d’agir au sein de notre société. Le droit de toute personne à l’éducation est consacré par la déclaration universelle des droits de l’homme, par la convention relative aux droits de l’enfant et par la charte sociale européenne du Conseil de l’Europe. L’éducation doit permettre à toute personne d’accéder au savoir, au savoir faire et au savoir être. L’ARPE souhaite particulièrement soutenir les parents dans l’exercice du rôle éducatif vis-à-vis de leur(s) enfant(s).

En 1889, la congrégation religieuse des soeurs de Jeanne DELANOUE se voit confier la gestion d'un nouvel établissement : l'orphelinat Saint Druon où doivent être accueillis 32 orphelins ou enfants "nécessiteux". L'orphelinat, qui va créer également l'école Sainte Anne, va dés lors traverser les différentes époques qui marqueront l'évolution de la société française : guerre, loi, moeurs, gouvernance politique, etc.

En 1933, l'établissement est reconnu comme un établissement de bienfaisance privé dont le but est " de recevoir enfants et jeunes filles pauvres, orphelines surtout pour les élever et les former au travail".

En 1951, l'école "Sainte Anne" va être gérée par une association distincte afin de pouvoir percevoir des aides financières par la loi Barangé. Les 54 filles et enfants dont des batelières viennent de familles en difficultés sociales, souvent placés par un service social en accord avec un membre de la famille. Un prix de pension est versé mais la structure vit aussi des dons de "bienfaiteurs".

A partir de 1965, les difficultés financières deviennent de plus en plus importantes et la vétusté des bâtiments pose trop de problème. La congrégation engage alors un dialogue avec les services sociaux, l'aide à l'enfance, et la DDASS.

Localement, la municipalité ainsi que certains membres de la société civile réunis au sein de la "Table Ronde ", acceptent de venir en aide. De ces nombreux échanges, il en ressort la décision de créer une association le 8 juillet 1966 appelée "Association Maison d'Enfants Saint Druon". La DDASS décide de décentraliser le foyer d'aide à l'enfance de Lille qui est surchargé.

Le nouveau Conseil d'Administration se lance alors dans des projets architecturaux de rénovation, de construction. De nombreux partenaires se mobilisent et un prix de journée est accordée par la DDASS en avril 1971. Au mois de septembre, une directrice laïque est embauchée et la recherche de subventions s'accélère pour poursuivre la rénovation matérielle de la Maison d'Enfants Saint Druon. En 1979, la capacité d'accueil est de 75 enfants.
L'année 1980, verra l'introduction de la mixité et l'ouverture encore plus forte aux partenariats extérieurs : écoles, centres sociaux, clubs de sport, centres de loisirs et de vacances, centres de formation, d'apprentissage, etc.

A partir des lois de décentralisation, le Conseil Général du Nord devient l'organisme de tutelle de la Maison d'Enfants qui opère en 1983 une réorganisation de son fonctionnement. La priorité éducative est donnée au travail en petits groupes restreints (8 à 10 jeunes) afin de renforcer une prise en charge individualisée.

L'association est aussi à l'origine de plusieurs dispositifs innovants dont le "L.E.C." (Lire Ecrire Compter) et "L'Etape" destinés à s'adresser à des populations adultes en difficulté.

Le 28 juin 1993, l'association change d'appellation pour devenir l'ARPE et ainsi davantage inscrire son action dans une démarche associative qui dépasse la gestion d'une maison d'enfants à carctère social.

Au début des années 90, l'association crée un second établissement appelé "Unité Extérieure" afin de prendre en charge des jeunes majeurs de 18 à 21 ans placés par l'Aide Sociale à l'Enfance.

Le "Service Logement" voit le jour en 1992 pour répondre aux difficultés d'insertion sociale des populations particulièrement fragilisées en raison du logement.

En 2006, l'ARPE opère une autre évolution par l'élection d'un nouveau Président et le recrutement d'un nouveau Directeur.

L'association décide d'adhérer au réseau ACORS afin d'organiser les complémentarités dans les prises en charge et afin d'accentuer l'inscription de l'ARPE dans des partenariats nouveaux sur le territoire du Cambrésis.

En 2009, sous l’impulsion de Jean-Pierre ROQUET, président de l’ARPE et de l’ASDAHC, les deux conseils d’administration décident d’étudier les faisabilités de rapprochement entre les deux associations.

L'histoire et l'origine de l'ASDAHC s'appuient sur les premières formes d'intervention publiques dans le domaine de l'aide sociale, héritière des lois d'assistance mais également sur les sispositifs mis en oeuvre par l'Etat à partir des années 1970 dans les champs de l'insertion.

Au plan local, des militants associatifs et des élus du Cambrésis, marqués par la montée des exclusions en 1976, décident de créer une association qui s'appellera le "Foyer Cambrésien". En 1977, le premier CHRS appelé le foyer "la Halte" est créé par l'association, il s'agit d'héberger et de favoriser la réinsertion d'hommes en difficulté (sortants de prison, ou d'hôpital, chômeurs, jeunes adultes en rupture avec leur milieu familial...).
En 1981, l'association ouvre un second CHRS pour l'hébergement des femmes seules ou accompagnées d'enfants. Il a une capacité de 24 places, il prend le nom de "Revivre" et est installé rue du temple à Cambrai.

En 1982, l'association reprend à Emmaüs la gestion d'un accueil de nuit appelé "le Faidherbe" d'une capacité de 20 places. La même année, le CHRS "Revivre" obtient une extension de capacité de 20 places pour créer un Centre éclaté. La passivité, le faible niveau scolaire et professionnel des hébergés interpellent l'association. En 1986, le foyer Cambrésien change de nom pour s'adapter aux nouvelles missions et devient l'Association Cambrésienne d'Orientation et de Réinsertion Sociale (ACORS).

Au début des années 80, le Conseil d'Administration est sensible aux mesures de formation proposées par le nouveau gouvernement pour les personnes hébergées. La décision est donc prise de mettre en route début 1982 un stage d'insertion pour 15 personnes hommes et femmes hébergés dans les établissements de l'association.

L'entrée dans le secteur de la formation par le social donnera une marque qui durera tout au long de l'évolution des activités du centre de formation ACORS. La circulaire 44 du Ministère des Affaires sociales du 10 septembre 1979 prévoit le cadre des dispositifs d'insertion par l'activité. Cette circulaire permet la mise en place des centres d'adaptation à la vie active (CAVA). L'objectif est de favoriser "un réentrainement à l'effort" pour les personnes isolées du monde du travail. Le CAVA sert alors de sas vers le monde de l'entreprise.

Les années 1987 sont marquées par la mise en place de dispositifs  d'insertion par l'économique. Ces dispositifs permettent à l'association ACORS de se positionner sur un autre champ d'activité et de  favoriser le développement de nouveaux services dans le Cambrésis ou d'aider à la création de nouvelles associations (associations intermédiaires, services de proximité,...).

En 1988, création d'une Association de Réseaux d'Initiatives Locales : ARIL qui joue le rôle d'une agence intérimaire à caractère social.

En 1990, la SARL ACORS est créée par quatre associations ACORS, ARIL, les chiffoniers d'Emmaüs de Bruay la Buissière et le PACT de Valenciennes : rénovation de bâtiments, logements sociaux adaptés, habitats légers, de loisirs, plaine de jeux, mobilier urbain. Le but reste d'apporter une qualification à des gens qui pourront ensuite être embauchés dans d'autres entreprises.

En 1994, ACORS devient gestionnaire du Foyer de Travailleurs Migrants "La Maison d'Erre".

A partir de 1995, un projet de regroupement des CHRS est mis en oeuvre en interne. L'objectif est de réimplanter les établissements dans un bâtiment mieux adapté à l'accueil de populations différentes : personnes isolées des deux sexes, couples avec ou sans enfants, hommes ou femmes avec enfants. Le 26 septembre 1996, l'association se porte acquéreur d'un immeuble au centre-ville de Cambrai. Le transfert des services s'effectue le 1 décembre 1997.

En 1996, ACORS devient l'association pour la Coordination et l'organisation des Réseaux de Solidarité en conservant le même sigle "ACORS" mais en devenant un réseau inter associatif (ACORS, ARIL, ARIL service, ARIL 2i et la SARL ACORS).

En 1995, création du GLEHC, Groupement Local d'Employeurs du Hainaut Cambrésis.

En 1999, création d'ARIL 2 i, entreprise de travail temporaire d'insertion, apporte une réponse complémentaire aux personnes en grandes difficultés sociales et ou professionnelles.

La direction et les équipes éducative de l'association ACORS font le constat que les personnes SDF connues depuis plusieurs années au sein des différentes structures de l'association demandent une prise en charge spécifique. Une demande d'installation durable dans un lieu adapté est exprimée.

C'est dans ce contexte et autour de la problématique du logement durable des SDF du Cambrésis qu'une réflexion s'engage à partir des années 1998. Des propositions qui s'appuient sur ces deux expérimentations se dégagent et permettent de construire le projet. Celui-ci doit préserver souplesse de fonctionnement et autonomie des personnes tout en garantissant une certaine forme de vie collective.

Le choix s'est porté sur "La Ferme Gauthier" qui est une propriété située au 128-130 de la rue Gauthier, d'une surface totale de 10 660 m2. En 2004, l'assoccaition y implante une Maison Relais.

Le 1er janvier 2006, ACORS transfert les activités de formation à l'associationADEFI et ses activités d'hébergement à une nouvelle association qui prend le nom ASDAHC (Association des accueils et hébergements du Cambrésis).

En 2006, l'ARPE rejoint le réseau ACORS dont les administrateurs engagent une réflexion quant à son organisation. Il découle, des nombreux débats, de distinguer deux champs d'activité au sein du réseau :

    - d'une part, l'insertion par l'économique (ARIL, ADEFI, Coef 3, ACORS)
    - d'autre part, le social et médico social (ARPE, ASDAHC)

Le projet de fusion avec l'ASDAHC

Le 27 avril 2010, le comité de pilotage chargé d’étudier les possibilités de rapprochement entre l’ARPE et l’ASDAHC, remet son rapport aux deux conseils d’administration qui approuvent les 4 et 5 mai 2010 les recommandations émises, dont le projet de fusion absorption entre les deux associations.

Le comité de pilotage est chargé de proposer un projet de traité de fusion et une commission « Statut » est mise en place pour créer les statuts de la nouvelle entité et un règlement de fonctionnement des instances statutaires.

Le projet de traité de fusion a ensuite été présenté au Conseil d’Administration des deux associations les 26 octobre 2010 (ASDAHC) et le 17 décembre 2010 (ARPE) qui l’ont respectivement amendé puis approuvé.

Le 17 mars et le 13 avril 2011, les administrateurs des deux associations se sont réunis en séance commune pour débattre du projet de modification des statuts, de la clôture des comptes administratifs 2010, du futur fonctionnement de la gouvernance politique des instances statutaires et de la future organisation de la gouvernance opérationnelle et stratégique.

Les deux Assemblées Générales se sont réunies en séance extraordinaire le 3 mai 2011afin d’adopter solennellement l’opération de fusion absorption entre les deux associations, avec une prise d’effet rétroactif au 1 janvier 2011.

La nouvelle entité associative se nomme dorénavant : Accueil, Réinsertion, Promotion, Education.


MECS St Druon